JAPON: LE SOLEIL ROUGE

JAPON: LE SOLEIL ROUGE

Acclimatation et première balade à Kyoto

 Kyoto  

 

Un écart de température entre les 20 degrés de notre frileuse Europe de ce mi juillet et les 35 degrés du Japon estival 12 heures après ne se digère pas instantanément: il faut s'acclimater. Comme nous sommes là pour 5 semaines, le mieux est de le faire en douceur.

Les premiers jours, repos et petites sorties "courses" dans les supermarchés locaux "Matsuya super" et "Seiyu" ainsi que le petit magasin de proximité "Fresco". Je ferai plus tard un article sur la distribution au japon car cela vaut la peine de s'y attarder.

Cette année, je suis équipé pour garder le contact avec la France par le biais de mon téléphone portable connectable à internet sur le réseau wi-fi. J'ai donc passé chaque semaine quelques heures dans le centre commercial "Racto", lequel est doté d'un réseau wi-fi en accès libre. J'ai donc réussi à suivre les informations françaises sans la contrainte de devoir me déplacer dans un internet café. C'est beau, le progrès!

Le mercredi après midi, première sortie à Kyoto. Une vingtaine de minutes à pieds de notre appartement et on arrive au centre commercial Racto. Au sous sol, on y trouve un accès vers la station de métro qui nous mène au centre de Kyoto en un quart d'heures.

 

Kyoto est une des anciennes capitales du Japon, historiquement située entre les époques de Nara et Tokyo. Cette ville a su garder des proportions humaines: pas de quartiers gratte ciel, les immeubles dépassent rarement les 10 étages. Schématiquement, c'est une ville en damiers avec des rues et des avenues qui se coupent à angle droit, suivant le modèle des villes chinoises. La ville a échappé aux bombardements de la guerre et les trésors inestimables de l'architecture des temples ont ainsi pu arriver jusqu'à nous.

 

Pendant que les filles vont se faire une toile avec "Ponyo", le dernier dessin animé de Miyasaki père, réalisateur emblématique des studios Ghibli, je vais faire une ballade à pieds. Direction Ponto-cho, cette ruelle typiquement médiévale japonaise, un peu arrangée à la sauce 21eme siècle, les climatiseurs ne sont pas faciles à cacher... On y trouve des restaurants avec terrasses donnant sur la rivière Kamo et de magnifiques Okiya, anciennes maison de geisha. Une promenade hors du temps, pratiquement personne dans la ruelle pour affronter la chaleur. Pour un peu, je n'aurais pas été surpris de croiser un samouraï allant profiter du repos du guerrier...

  

Ayant fort heureusement évité ce personnage redoutable, je suis arrivé sans encombre à la fin de la ruelle, au croisement de l'avenue Shijo-dori, beaucoup plus bruyante et animée. J'ai traversé le pont à gauche en direction du sanctuaire Yasaka et son portique rouge, visible au bout de l'avenue à quelques centaines de mètres. Heureusement que les immeubles bordant l'avenue sont prolongés par des arcades qui couvrent le trottoir, car le soleil tape vraiment très fort! Juste apres le pont, on découvre sur la droite le théâtre Minamiza, célèbre  pour ses spectacles de "kabuki", et ses acteurs déguisés appelés "onnagata" jouant  les rôle féminins à la perfection.

 

Ensuite, des petits magasins très bien agencés se succèdent sous les arcades. Il suffit de s'arrêter un instant pour regarder les marchandises et on est aussitôt accueilli d'un retentissant "irasshai masé", signal de bienvenue lancé dans toutes les boutiques du japon quand un client entre dans le magasin.

 

Un peu avant le sanctuaire Yasaka, bifurcation obligatoire dans la rue menant au quartier de gion, ou subsiste encore la tradition des geisha et de leurs élèves, les maiko.

      On peut y admirer des constructions anciennes en bois occupées maintenant par des restaurants et des mystérieux groupes d'habitations, les okiya ou vivent et étudient les geisha et maiko. Contrairement à certaines idées reçues, ce ne sont pas des prostituées mais des femmes d'arts, dames de compagnie dont le rôle est d'égayer les soirées festives entre business men par des traits d'esprit, des chants, musiques et danses traditionnelles et parfois également des jeux érotiques.

  

      Tout au bout de la rue, on y trouve le temple kennin-ji. Je n'y étais encore jamais allé, pressé par le temps et avide de découvrir des lieux plus prisés. Mais il mérite le détour, en particulier pour la visite d'un très grand bâtiment en bois au plafond peint de deux inquiétants dragons.

      J'ai également particulièrement apprécié le jardin intérieur, pour sa quiétude et surtout pour l'hombre bienfaitrice de la frondaison.

      Retour vers Shijo-dori en visitant toutes les ruelles parallèles. Ce quartier est entièrement constitué de maison en bois plus belles les aunes que les autres. Magnifique! Après une pause fraicheur dans le starbuck café à droite dans l'avenue, j'ai fait un petit tour dans le sanctuaire Yasaka.

 

je l'ai trouvé beaucoup moins beau que lorsque je l'avais vu en avril, il y a quatre ans, avec ses centaines de magnifiques cerisiers en fleurs dans la douceur du printemps.

       Les japonais y passent de belles soirées, dinant et buvant du saké sous des millions de pétales blancs et roses. La nature sait offrir beaucoup de plaisirs...

  

      L'endroit était également nettement plus calme qu'à l'époque du gion matsuri, grande fête traditionnelle de Kyoto à laquelle se rendent des centaines de milliers de personnes venues de tout l'archipel pour y voir des défilées hauts en couleur et que nous avions parcouru difficilement il y a deux ans tant la foule était dense.

      De retour vers notre point de ralliement avec "les filles", je me suis offert un peu de repos sur la berge de la rivière Kamo en les attendant. Mes pieds surchauffés et endoloris avaient bien besoin de la relative fraicheur de l'eau...

 

 

      Comme l'après midi déclinait, nous avons décidé d'aller diner dans un petit restaurant découvert lors de notre dernier séjour. Ce fut assez difficile de le retrouver dans une mini ruelle perpendiculaire à Pontocho. Deux personnes peuvent à peine s'y croiser! Le restaurant s'appelle "l'oeuf", en français... mais je pense que ce doit être le seul mot connu du personnel. Sa spécialité: OmeRice, sorte de motte de riz, viandes et divers assaisonnement et sauce ketchup drapée dans une omelette très fine et nappée de sauces diverses... Un vrai régal!!!

     

      Rentrons vite, on va bien dormir sur les tatamis!

 

Ici, tous les articles que j'ai écrit sur la ville de Kyoto...



08/10/2008
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