JAPON: LE SOLEIL ROUGE

JAPON: LE SOLEIL ROUGE

KYOTO: Gion de nuit et sous la pluie

Ce soir de juin, il pleut beaucoup sur Kyoto. Ce sont les premières averses de Tsuyu, "les pluies des prunes" qui vont durer environ six semaines. La nuit est tombée depuis quelques heures lorsque je sors de la station de métro Sanjo Keihan pour me hâter vers mon hôtel distant d'une centaine de mètres... 

Heureusement, il n'y a pas un chat dans la rue.

Ce court trajet en solitaire me donne soudain une idée pour occuper ma soirée. Compte tenu de la météo, je ne devrais pas être trop bousculé par la foule en faisant une balade nocturne dans le Gion... déjà que habituellement, les soirées sont très calmes dans le quartier historique de l'ancienne capitale.

 
 

J'emprunte quelques ruelles, parallèles à la rivière Kamogawa pour atteindre rapidement  Nishinocho. Les deux rues principales de ce quartier proche du canal Shirakawa sont pratiquement désertes. Seuls des convives sortant des restaurants bordant les rues s'engouffrent prestement dans des taxis en maraude.

 
 

Je constate que le pont Tatsumi franchissant le canal Shirakawa a été rénové depuis mon dernier passage l'an dernier. Dommage, je préférais les anciennes balustrades en bois gris.

 
 

Je ne m'attarde pas dans le quartier Sueyoshicho. Je ne suis attiré ni par les restaurants et izakaya d'où s'échappent des rires tonitruants qui ponctuent des conversations animées ni par les filles légèrement vêtues qui tentent de rabattre les passants esseulés vers des lieux peut-être moins bruyants mais aux animations certainement différentes...

 
 
 

Je franchis l'avenue Shijo-dori et entre dans le quartier historique de Gion par la ruelle Hanami-koji. Là aussi, les temps changent. Je remarque plusieurs chantiers de rénovation... il faut que tout soit beau pour les JO de 2020!
Un autre monde se reflétant sur les pavés luisants s'offre à mes yeux. Seuls d'intrépides passants et quelques taxis troublent rapidement la quiétude de l'instant.

 
 

Sur le trajet, j'aperçois deux Geiko sortant d'un restaurant. Fidèle à mes principes, je baisse mon objectif et les salue avec respect en les croisant. Le souvenir de leur sourire lorsqu'elles me répondent est mieux imprimé dans ma mémoire que toutes les photos dans mes albums...

 
 
 

Arrivé à l'entrée du temple Kennin-ji, je monte en direction de la pagode Yasaka en passant par les ruelles désertes entourant le sanctuaire Yasui Konpiragu. 
Un imposant torii m'invite à aller vers Kodai-ji mais je l'ignore pour prendre Yasaka-dori, la ruelle suivante en haut de laquelle la silhouette de la pagode du temple Hokan-ji se découpe dans le ciel.

 
 

Un peu plus haut dans la ruelle, on peut faire ce genre de photos de Yasaka no tô, visible dans tous les guides touristiques de Kyoto.

 
 

J'arrive enfin en haut de Sannenzaka.
La journée, cette ruelles est une des les plus animées de la ville, drainant les milliers de visiteurs sur le trajet du temple Kiyomizu-dera. Mais la pluie et l'heure tardive ont eu raison des derniers passants. Je suis seul à gravir les marches.
Mais je ne vais pas aller plus haut... Cela fait près d'une heure que je marche et il faut aussi penser à revenir !

 
 
 

Rebroussant chemin, je bifurque vers la ruelle Nineizaka. Le « starbucks machiya » est fermé depuis longtemps...

 
 

En dessous de du temple Kodai-ji, la ruelle Ishibe-koji m'appelle... là non plus je ne rencontre personne. Je suis comme un enfant, heureux d'avoir les plus beaux endroits de cette ville pour moi tout seul !

 
 
 

Le sanctuaire Yasaka est éclairé toutes les nuits... même sous la pluie!

J'en profite! (des éclairages, pas de la pluie!)

 
 
 

La porte monumentale franchie, je repasse par le canal Shirakawa dans le dédale de ruelles pour regagner mon hôtel

 
 

La pluie s'est arrêtée sur le trajet du retour. Il m'a même semblé voir la lune... mais c'était certainement la fatigue...

 
 

Ces quartiers furent, au début du siècle, un de mes lieux de balades favori lorsque nous passions nos vacances chez Obaachan dans l'arrondissement voisin de Yamashina. Je me suis vraiment fait plaisir à parcourir de mémoire les méandres de cet itinéraire de près de 6 kilomètres.

 

Je rentre à mon hôtel trempé,  fourbu mais heureux.

 

En cadeau bonus, voici le lien vers la carte de la balade!

 

A bientôt!



07/10/2019
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