Depuis Asahikawa, tu peux rejoindre Tomamu en un peu plus de deux heures de route, mais ce trajet mérite largement plus qu’un simple transfert. Si tu es dans cette partie d’Hokkaido, tu vas traverser l’un des itinéraires les plus spectaculaires de l’île : étangs d’un bleu presque irréel, cascades, montagnes volcaniques, champs de fleurs et panoramas grandioses se succèdent sans interruption.
Concrètement, ce parcours est idéal si tu veux combiner nature, photographie, route panoramique et halte dans des villes plus discrètes mais très intéressantes comme Biei, Furano ou Kanayama. En été, l’expérience est encore plus agréable grâce au climat plus frais et plus sec qu’ailleurs au Japon, ce qui rend la route plus confortable et les paysages encore plus nets.
L’essentiel a retenir : ce road trip entre Asahikawa et Tomamu est l’un des plus beaux d’Hokkaido, avec plusieurs arrêts nature incontournables.
- Compte un peu plus de 2 heures de route, mais prévois une journée complète si tu veux vraiment profiter du parcours.
- Les arrêts majeurs sont Biei, l’étang bleu de Shirogane, les cascades de Shirahige et le lac de Kanayama.
- En été, Hokkaido offre des températures plus douces et un air moins humide que le reste du Japon.
- Tomamu est intéressant toute l’année, avec du ski en hiver et l’Unkai Terrace en saison favorable.
- La route 237, dite “route des fleurs”, est l’un des meilleurs tronçons pour admirer les paysages de campagne d’Hokkaido.
- Pour profiter du trajet, il vaut mieux partir tôt et multiplier les haltes plutôt que de filer directement à destination.
Un début de parcours en ville
Le point de départ de ton itinéraire est Asahikawa, la deuxième ville d’Hokkaido. Elle est souvent moins mise en avant que Sapporo, et pourtant elle constitue une excellente base pour découvrir le nord de l’île dans de bonnes conditions.
Si tu loges à Hoshino Resorts OMO7 Asahikawa, tu peux aussi vivre une facette plus urbaine et plus locale du Japon. L’hôtel propose des sorties accompagnées qui te permettent de sortir des itinéraires classiques et d’aller vers des adresses que tu n’aurais probablement pas trouvées seul.
Dans la pratique, c’est un vrai plus si tu veux comprendre la ville au-delà d’un simple point de passage. Tu peux par exemple découvrir un izakaya avec des habitants, goûter un ramen local ou tester le jingisukan, ce plat de mouton grillé très emblématique d’Hokkaido. Ce type d’expérience rend le séjour plus concret et plus mémorable, surtout si tu aimes mêler visite et cuisine locale.
Eaux de Biei
Depuis Asahikawa, tu rejoins Biei en un peu plus d’une trentaine de minutes en voiture. Cette petite ville perchée sur des collines est connue pour ses paysages agricoles, ses arbres isolés et ses champs fleuris, qui donnent immédiatement cette impression d’espace typique d’Hokkaido.
En traversant la ville puis en prenant la route 966, tu longes la rivière Biei avant d’arriver à l’étang bleu de Shirogane. C’est l’un des sites les plus photographiés de la région, et on comprend vite pourquoi : l’eau affiche un bleu presque irréel, très différent selon la lumière, la saison et l’heure de la journée.
Ce bleu n’a rien d’artificiel. L’étang a été créé à l’origine pour retenir les coulées de boue volcanique, mais sa couleur vient d’un phénomène naturel lié à la diffusion de la lumière par l’aluminium présent dans l’eau. En plus, le contraste avec les roches claires et les arbres alentour renforce encore l’effet visuel.
Si tu aimes la photo, c’est un arrêt à ne pas manquer. Le site fonctionne particulièrement bien tôt le matin ou en fin de journée, quand la lumière est plus douce. En revanche, il faut éviter de t’attendre à une couleur uniforme : selon la météo, l’eau peut paraître plus turquoise, plus laiteuse ou plus profonde.
Plus loin sur la même route, tu passes devant les chutes de Shirogane Fudo. Elles tombent sur environ 25 mètres et sont alimentées par la fonte des neiges des montagnes de Tokachi. Sur le terrain, ce genre d’endroit donne souvent une sensation très particulière : le bruit de l’eau, l’air plus frais et la végétation dense créent une vraie coupure avec la route.
Le site est aussi connu comme “power spot”, avec ses 88 bouddhas en pierre. Même si tu ne viens pas pour l’aspect spirituel, cela ajoute une dimension culturelle intéressante à la visite.
À environ 1,5 kilomètre, tu arrives aux chutes de Shirahige. Elles sont encore plus impressionnantes par leur forme : plusieurs filets d’eau se déversent sur une trentaine de mètres avant de rejoindre un bassin d’un bleu profond. En hiver, le contraste avec la neige rend le lieu particulièrement spectaculaire.
Un peu plus loin, tu peux bifurquer vers l’Observatoire du mont Tokachi. C’est l’un des meilleurs points de vue du secteur si tu veux comprendre la géographie volcanique d’Hokkaido. Depuis là-haut, tu vois les chaînes de Daisetsu et de Tokachi, ainsi que le mont Asahi, le plus haut sommet de l’île avec ses 2 291 mètres.
Ce que cela change pour toi, c’est que le trajet n’est plus seulement esthétique : il devient aussi lisible. Tu vois les reliefs, les volcans, les vallées et les zones actives qui structurent réellement le paysage. Les populations aïnous appelaient cette zone Kamuimintara, “le jardin où les dieux jouent”, ce qui traduit bien la puissance du lieu.
Fleurs de furano
Reprends ensuite la route principale pour emprunter la 824 vers la terrasse d’observation du col de Miyama. Là encore, tu gagnes en hauteur et en perspective, avec une vue dégagée sur le parc national de Daisetsuzan.
À proximité, le parc de Miyama propose aussi une grande roue. Ce n’est pas indispensable, mais si tu voyages avec des enfants ou si tu veux varier les angles de vue, c’est une halte agréable. En pratique, ce genre de détour fonctionne bien quand tu veux faire une pause sans casser le rythme du road trip.
Ensuite, continue vers Furano par la route 237, connue comme la route des fleurs d’Hokkaido. Sur environ 32 kilomètres, elle traverse des paysages très ouverts, souvent bordés de fleurs de saison, de lavande, de Phlox subulata et d’autres plantations colorées. C’est l’un des tronçons les plus photogéniques du parcours, surtout en été.
Si tu hésites sur la meilleure période, retiens ceci : plus la floraison est avancée, plus la route devient spectaculaire. Mais même hors pleine saison, les collines, les lignes de culture et l’ampleur des paysages valent le détour. Appareil photo ou smartphone chargé, car les occasions de faire de belles images se multiplient très vite.
Direction Tomamu
La route te mène ensuite vers Kanayama, puis vers l’est en suivant la route 465. Tu arrives rapidement au lac de Kanayama, un réservoir entouré de montagnes boisées, très agréable si tu veux faire une pause plus calme avant la dernière étape.
En été, les collines autour du lac se couvrent de lavande violette, ce qui donne au site une atmosphère très douce. Une base de loisirs propose différentes activités comme la pêche, le canoë ou le jet ski. Si tu aimes les expériences plus locales et plus simples, c’est un bon endroit pour ralentir un peu le rythme.
En hiver, on peut aussi y pratiquer la pêche sur glace à l’éperlan. C’est un bon exemple de ce que Hokkaido change pour toi selon la saison : un même lieu peut offrir une expérience totalement différente, ce qui rend la région particulièrement intéressante à visiter plusieurs fois.
Depuis le lac, compte environ quarante minutes de voiture pour rejoindre la station de Tomamu, ouverte toute l’année. C’est là que se trouve Hoshino Resorts RISONARE Tomamu, un hébergement pensé pour profiter du paysage autant que du confort. Chaque chambre dispose de son propre sauna et de son bain à remous, avec vue sur les forêts de bouleaux blancs et les montagnes environnantes.
Si tu viens en hiver, Tomamu est une destination ski très solide. Mais l’été réserve aussi un moment fort : la Unkai Terrace. Ce point de vue permet d’observer la mer de nuages qui se forme parfois au lever du jour, quand les conditions météo sont réunies. Le résultat est saisissant : tu as réellement l’impression de marcher au-dessus des nuages.
La terrasse se situe à 1 088 mètres d’altitude et s’atteint en télécabine. Concrètement, il faut accepter que le phénomène ne se produise pas tous les jours, mais quand il apparaît, l’expérience est inoubliable. Si tu veux maximiser tes chances, il est recommandé d’y aller tôt et de vérifier les conditions météo la veille.
Au final, ce trajet entre Asahikawa et Tomamu n’est pas seulement une liaison entre deux points : c’est un condensé de ce qu’Hokkaido fait de mieux. Nature volcanique, lacs, cascades, fleurs, reliefs et paysages ouverts s’enchaînent avec une vraie cohérence. Si tu veux découvrir la région de manière plus profonde, c’est exactement le genre d’itinéraire qu’il faut prendre le temps de vivre.
FAQ
Combien de temps faut-il pour aller d’Asahikawa à Tomamu ?
Il faut un peu plus de deux heures de route pour relier Asahikawa à Tomamu. En pratique, compte davantage si tu prévois des arrêts, car les sites le long du trajet méritent vraiment qu’on s’y attarde.
Quelle est la meilleure période pour faire ce trajet ?
L’été est souvent la période la plus agréable pour ce parcours. Le climat est plus frais et moins humide qu’ailleurs au Japon, ce qui rend la route plus confortable et les paysages plus nets.
Que voir entre Asahikawa et Tomamu ?
Les arrêts les plus marquants sont Biei, l’étang bleu de Shirogane, les chutes de Shirogane Fudo, les chutes de Shirahige, l’observatoire du mont Tokachi, la route des fleurs et le lac de Kanayama. Chacun apporte une ambiance différente, entre panoramas, eau, fleurs et reliefs volcaniques.
Pourquoi l’étang bleu de Shirogane est-il bleu ?
Sa couleur vient d’un phénomène naturel lié à la diffusion de la lumière par l’aluminium présent dans l’eau. Le contraste avec les roches claires et la végétation renforce encore l’intensité du bleu.
Tomamu vaut-il le détour en été ?
Oui, Tomamu vaut clairement le détour en été. En plus des paysages de montagne, tu peux profiter de l’Unkai Terrace si les conditions météo sont favorables, ce qui rend la visite très différente de l’hiver.
Faut-il une voiture pour faire cet itinéraire ?
Oui, la voiture est fortement recommandée pour profiter pleinement de cet itinéraire. Elle te permet de t’arrêter librement sur les sites naturels et de gérer ton temps sans contrainte.
La route des fleurs entre Biei et Furano est-elle belle toute l’année ?
Oui, mais elle est particulièrement spectaculaire pendant la saison des floraisons. Même hors pleine saison, les collines et l’ouverture des paysages restent très agréables à parcourir.

